Conférences 2018


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Conférence du 13 octobre 2018


L'évolution de la médecine et de la chirurgie pendant la Grande Guerre,

Etude historique et sociologique par Jean-Marie Turgis, docteur en médecine 

Jean-Marie Turgis, docteur en médecine
Jean-Marie Turgis, docteur en médecine

La révolution industrielle du XIXe siècle avait largement transformé l’art militaire: des armes puissantes et destructrices furent inventées. Mais le fantassin restait celui de la guerre de 1870, et la pratique de la médecine et de la chirurgie avait peu évolué. 

Trois semaines après le début du conflit, à Rossignol, près de Neufchâteau dans les Ardennes belges, les armées françaises et allemandes s’affrontèrent le samedi 22 août 1914. Cette journée fut sans doute la plus meurtrière de l’histoire de France : on estime à 27 000 le nombre de morts et de disparus en un seul jour. 

Devant une telle hécatombe, il fallut faire fi du passé et, rapidement, grâce aux progrès de la science, créer de toutes pièces une médecine et une chirurgie modernes, adaptées au nouveau conflit. En cinq années, le pari fut tenu; la mortalité des blessés régressa dans d’importantes proportions et les séquelles des blessures devinrent sensiblement souvent moins graves et moins handicapantes. 

Nous avions déjà abordé le sujet grâce à une conférence et un article d’Isabelle Joz-Rolland à propos des techniques innovantes et fructueuses des praticiennes écossaises de Royaumont.

Le docteur Jean-Marie Turgis nous a présenté un tableau beaucoup plus étendu des conséquences humaines du conflit, s’appuyant sur de nombreux exemples concrets. Il nous a montré combien les facultés d’innovation, voire de sacrifice, du monde médical dans l’urgence extrême, permirent de soulager et de sauver de nombreuses victimes qui retrouvaient, auprès des soignants, une humanité et un respect dont la hiérarchie militaire n’avait guère le souci !


Conférence du 26 mai 2018


Le professeur Jacques Dupâquier,

militant communiste à Pontoise, 1947-1957

par Jean-François Dupâquier, journaliste, 

ancien directeur du journal L’Écho-Le Régional

Jean-François Dupâquier
Jean-François Dupâquier

Jean-François Dupâquier est bien connu des Pontoisiens, non seulement parce qu’il est un fidèle du quartier Notre-Dame, mais parce qu’il est une personnalité du monde de la presse locale, voire nationale, depuis des décennies.

Ce journaliste et écrivain à la plume alerte fut rédacteur en chef à l’Évènement du Jeudi et au Quotidien de Paris, mais on le connait surtout localement pour avoir été longtemps directeur de l’hebdomadaire L’Écho-Le Régional  qu’il avait repris, jeune, à la suite de Joseph Codet, forte personnalité de Persan-Beaumont.

Auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages sur le Rwanda et le Burundi, Jean-François Dupâquier a été témoin-expert auprès du parquet du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR).

Nous l’avons déjà reçu en conférence, notamment à propos de la charismatique Maria Deraismes.

Cette fois, c’est en tant que fils du brillant historien Jacques Dupâquier (1922-2010) qu’il nous  propose un inédit : retracer la période de 1947 à 1957 où son père fut un jeune professeur, communiste militant, animé par un idéalisme qui toucha de nombreux intellectuels de cette époque.      

On sait que beaucoup furent amenés à déchanter à partir de 1956. Nous avons vu ce qu’il en fut pour Jacques Dupâquier, à la lumière des documents et témoignages réunis par son fils.


Conférence du 7 avril 2018


Villégiatures et grands domaines autour de la forêt de Montmorency du XVIIIe au XXe siècle

par Cécile Lestienne, responsable de l'inventaire du patrimoine

aux Archives départementales du Val-d'Oise

Cécile Lestienne, Responsable de l'Inventaire du patrimoine aux Archives départementales du Val-d'Oise
Cécile Lestienne, Responsable de l'Inventaire du patrimoine aux Archives départementales du Val-d'Oise

Docteur en histoire de l'art, Cécile Lestienne a occupé le poste de chercheur au service régional de l'Inventaire général de Bourgogne, où elle a réalisé une étude du patrimoine des canaux bourguignons.

 

Responsable de l'Inventaire du patrimoine aux Archives départementales du Val-d’Oise depuis mars 2013, elle a notamment travaillé sur le projet départemental de site Internet et d'application mobile "Valdoise Mybalade". Entre 2013 et 2017, elle a également réalisé un inventaire des patrimoines bâtis situés autour du Sentier des Lisières, aménagé par le département en 2010 autour de la forêt de Montmorency. Le thème de la conférence s'est appuyé en partie sur les données collectées lors de cette dernière étude. 


Conférence du 10 mars 2018


Beaumont-sur-Oise antique

par Didier Vermeersch, conservateur territorial du patrimoine,

maître de conférences en histoire antique et archéologie

Didier Vermeersch a consacré toute sa carrière à l’archéologie, en pratiquant cette science dans de nombreux domaines et sur de nombreux terrains.

En 1981, il est chargé de cours à l’Université Paris XIII-Villetaneuse. Puis, en 1999, chargé de cours et de TD en histoire antique à l’Université de Cergy-Pontoise.

Durant sa longue carrière, il fut responsable de chantiers de fouilles et des études consécutives sur 8 sites, dont 4 à Beaumont-sur-Oise époque antique de 1988 à 2004. Depuis 2005, il est intégré au Projet Collectif de Recherche des Vaux de la Celle, à Genainville.

Il fait partie du comité de lecture de différentes revues archéologiques, est membre du conseil d’administration de la Société Française d’Etude de la Céramique Antique en Gaule. Il a publié une cinquantaine d’articles dans des revues scientifiques et archéologiques et dans des catalogues d’exposition, participé au Projet Collectif de Recherches sur les Agglomérations antiques du Nord de la Gaule (direction : R. Hanoune, Université Lille 3). Il a aussi organisé une douzaine d’expositions, généralement liées aux Journées du patrimoine.

Il a terminé sa longue carrière en tant que Conservateur en Chef du Patrimoine Territorial, détaché comme maître de Conférences en histoire ancienne et archéologie à l’Université de Cergy-Pontoise.

Bien qu’il soit officiellement en retraite, mais toujours aussi passionné, Didier Vermeesch ne peut se passer de revenir à chaque fois que c’est possible sur le site des Vaux de la Celle, où il voudrait tellement terminer l’étude des bassins et nymphées au sud du temple !

                                                                                             

Jean-Bernard Guillaume

Didier Vermeersch, conservateur territorial du patrimoine,  maître de conférences en histoire antique et archéologie
Didier Vermeersch, conservateur territorial du patrimoine, maître de conférences en histoire antique et archéologie

Conférence du 10 février 2018


Histoire vécue de la naissance et du développement  

de l’Agglomération cergypontaine, 

par Jean-Claude Rault, ancien chargé de développement social 

et de la valorisation du patrimoine de Cergy-Pontoise

Pour revivre la création de la Ville Nouvelle dans les années soixante et son formidable développement pendant quatre décennies, une profonde mutation territoriale et une aventure urbaine, humaine et sociale exceptionnelle, Jean-Claude Rault, acteur et témoin privilégié de cette évolution, nous a fait partager sa connaissance vécue de l’agglomération Cergy-Pontoise. 

Les anciens ont revécu leur propre expérience et les nouveaux découvriront comment, de conception en oppositions et de volonté en matérialisation, un projet d’État d’une telle envergure n’a pas pu se passer d’hommes exceptionnels mais aussi de citoyens engagés. 

Jean-Claude Rault
Jean-Claude Rault

Conférence du 13 janvier 2018


Cent ans de mode à Pontoise et dans les environs 

de 1820 à 1914

par Odile Caffin-Carcy, conférencière des Musées nationaux et

 Maria-Angela Salas, chargée de mission à la Société historique

Comment s'habillait-on, à Pontoise et dans les environs, pendant ce siècle ?

Retrouvait-on les mêmes tendances qu’à Paris, toute proche, et dans quelle mesure les femmes de condition plus modeste, citadines ou paysannes, avaient-elles pu ou non les suivre dans le cadre de leur travail ou des jours de fête ?

Cette étude, basée sur des documents issus des musées, des archives familiales et sur des vêtements de moins en moins rares au fur et à mesure que l’on avance dans le XIXe siècle, a tenté d’y répondre.

Les hommes, ruraux ou citadins, n'ont pas été oubliés, même si ils ont été beaucoup moins concernés par l’évolution de leurs tenues, plus modérée et moins spectaculaire que celle des femmes.

Nous avons donc parcourru l’évolution de la mode entre 1820 et 1914, en faisant des gros plans sur Pontoise et ses environs, en retrouvant une partie de l'exposition des Journées patrimoine à laquelle les deux conférencières ont largement contribué, et avons ainsi lever le voile sur l’histoire passionnante du costume dans notre région.