Conférences 2025


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Conférence du 13 décembre 2025



     Il suffit de passer le pont, chantait Georges Brassens… Encore fallait-il qu'il y en ait un, ce qui est loin d'avoir toujours été le cas !

     Entre un unique bac séculaire, un premier pont centenaire devenu dangereux, un éphémère ouvrage en béton auquel succédèrent de simples barques puis une passerelle dite provisoire qui dura près de 20 ans, enfin avec le pont actuel, la traversée de l'Oise n'a pas toujours été facile ! Le pont de Neuville, comme une majorité d'autres, a donc été le témoin des guerres successives, des pénuries d'argent et de matériaux qui ont suivi, des progrès techniques, des circuits économiques et sociaux, des aléas de l'Histoire et de quelques accidents. Une véritable épopée…

     C'est ce que Françoise Waro fera revivre au travers de gravures, de photos, de cartes postales, de plans, de coupures de journaux et de témoignages.




Conférence du 8 novembre 2025



     Ils sont des repères, tant visuels que sonores, pour tous les habitants de Pontoise, de Beaumont et de leurs environs. Les clochers de la cathédrale Saint-Maclou de Pontoise et de l’église Saint-Laurent de Beaumont ont été représentés sur de nombreuses gravures, peintures et cartes postales. Incontournables par leur hauteur, ils font partie de nos paysages et de nos quotidiens.

     Aux Journées du Patrimoine, leur ascension est une attraction prisée des visiteurs, qui peuvent profiter de panoramas exceptionnels. Mais il suffit de tourner le dos pour découvrir des splendeurs de sculpture, foisonnantes de formes variées qui laissent rêveurs. Que représentent-il ? À quoi servent-ils ? Dans quel contexte ont-ils été construits ?

     Ces deux clochers ont pour point commun d’avoir été élevés à la même période, au XVIe siècle. À cette époque, les arts connaissent des évolutions majeures et le vocabulaire architectural et décoratif se renouvelle. C’est aussi le temps de grandes tensions religieuses qui aboutissent à une politique artistique très volontariste de l’Eglise catholique pour lutter contre la Réforme protestante. Les clochers de Pontoise et Beaumont témoignent de ces mouvements et de l’inventivité qui s’est diffusée dans notre région grâce à des foyers comme le chantier du château d’Écouen entre 1538 et 1555 ou celui de l’église Saint-Eustache à Paris. 

    En étudiant le clocher de Beaumont-sur-Oise, le Cercle beaumontois du Patrimoine  a découvert une véritable série de clochers du XVIe siècle, de Senlis à Nogent-sur-Seine,  qui rivalisent de créativité dans les couronnements de leurs tours-clochers et dont Pontoise et Beaumont offrent parmi les plus beaux exemples. 

 




Conférence du 11 octobre 2025



   Les Archives départementales du Val-d’Oise ont multiplié depuis près de deux décennies la mise en ligne d’une grande quantité de documents concernant notre région. Parmi eux, en iconographie, des milliers de cartes postales dont la patiente collecte se poursuit. La considérable variété des thèmes traités par ces supports épistolaires éminemment populaires depuis un siècle et demi constitue une source d’observation et de réflexion inépuisable.

     C’est ce que nous montrera Marie-Hélène Peltier, actuelle directrice de nos Archives départementales et membre actif de notre conseil d’administration, en cheminant du particulier au général, dans une prestation où émotion nostalgique et sourires amusés côtoieront une analyse plus scientifique du panel de cartes projetées. 




Conférence du 28 juin 2025



     La municipalité de Saint-Ouen-L’Aumône  propose une conférence sur l’Histoire de la navigation sur l’Oise vue des rives de Pontoise-Saint-Ouen-L’Aumône, présentée par Claude Legout, vice-président de la Société historique de Pontoise.

     La  dernière conférence proposée sur ce sujet par la Société historique date de plus de 15 ans. Depuis ce temps, l’Oise a bien coulé sous le pont, et de nouveaux documents ont enrichi le propos, permettant une mise à jour appréciable. 




Conférence du 7 juin 2025



La vie municipale dans le département de l’Oise pendant les années de tourmente (1920-1950)

     Après s’être plongé dans les fonds d’archives et de nombreux articles locaux, Éric Dancoisne a réuni toute une documentation sur les pouvoirs locaux dans le département de l’Oise, de la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’aux années 1950. Il en a publié une synthèse montrant que les maires et les municipalités étaient loin d’être de simples exécutants des décisions prises en dehors d’eux par le pouvoir central puis, pendant la dernière guerre, par l’occupant et Vichy. Leurs capacités d’action, de réaction, d’implication, étaient réelles, prises dans les débats et les préoccupations de la période. 

     Parallèlement, son exposé apporte un éclairage intéressant sur l’histoire des femmes à travers les premières conseillères municipales nommées par Vichy, et, à la Libération, à travers les actions de l’Union des Femmes Françaises dans l’Oise.

     L’intérêt de son propos réside enfin dans le fait qu’il peut être en partie transposé à nos propres localités, comme pour l’histoire de la municipalité de Pontoise dans l’immédiat après-guerre, si bien décrite par Jean-François Dupâquier  dans son article de nos Mémoires de 2023 mettant en scène son père, Jacques Dupâquier.




Conférence du 17 mai 2025



     Après la rupture de l’éphémère paix d’Amiens par l’Angleterre en 1803, Bonaparte décida de préparer l’expédition la plus importante jamais connue contre « la perfide Albion ». Ce fut le projet de « descente en Angleterre », à partir du « Camp de Boulogne-Saint-Omer ».

     Ce fameux site comprenait en réalité l’ensemble des camps formant « l’armée des côtes de l’océan », concentration considérable, qui devint la « Grande Armée » en 1805. Le projet parvint à la mobilisation de 145 000 hommes à l’entraînement, et à la concentration de beaucoup de matériel. Mais il fallait reconstituer notre flotte, très inférieure à la puissante marine anglaise, et encore affaiblie par le désastre de Trafalgar, le 21 octobre 1805. Pourtant l’empereur réussit à réunir 2000 bateaux de toutes tailles pour une possible invasion, et à faire aménager les ports d’embarquement de Boulogne, Ambleteuse, Wimereux et Étaples.

     Ce projet militaire d’envergure obligea tout l’arrière-pays à se mettre au travail et à accueillir des troupes nombreuses, jusqu’à Compiègne et sa région. C’est ce que Vincent Reig se propose de nous exposer en détail et avec compétence le samedi 17 mai prochain.




Conférence du 5 avril 2025



     Au début des années 1920, la tuberculose décimait encore la population mondiale, dont des milliers de Français chaque année. Une lutte collective et internationale s’engagea pour juguler le fléau, en assurant la prévention et la prise en charge des malades. Pièces maîtresses de cet armement antituberculeux, le vaccin BCG (Bacille de Calmette et Guérin) dès 1924 et rendu obligatoire en France de 1950 à 2007, et les sanatoriums. La Seine-et-Oise d’alors, réputée pour son bon air et disposant d’espaces permettant de recevoir les plus contagieux, accueillit plusieurs de ces établissements, publics et privés, dont l’aménagement tourna autour de deux impératifs : isoler et soigner. 

     Béatrice Cabedoce, que nous connaissons bien pour nous avoir déjà présenté les anciennes baignades en Val-d’Oise et l’histoire des jardins ouvriers, évoquera la mise en place de ces différents centres dans l’actuel Val-d’Oise, leur architecture, pionnière pour certains, leur fonctionnement au quotidien, et leur conversion récente. 

     Venez partager avec elle de grandes bouffées d’air chargé d’oxygène !




Conférence du 8 mars 2025



     Pendant qu’Écouen subit les tribulations de la Révolution française, Claude Chappe et ses frères, dans un contexte économique et politique hostile, réalisent le 12 juillet 1793 une première mondiale dans le domaine de ce qu’on n’appelle pas encore la télécommunication aérienne, entre Ménilmontant, Écouen et Saint-Martin-du-Tertre, sur 26 km.

     Jean-Michel Motta, président de la Société historique d’Écouen et co-auteur, avec Alain Kesler, d’un passionnant ouvrage sur le sujet, nous racontera dans le détail, le 8 mars, toute l’histoire d’une invention qui permit, dès le 15 août 1794, d’annoncer à Paris en 2 h la prise du Quesnoy par les troupes révolutionnaires, grâce aux 25 stations de télégraphe de la ligne Paris-Lille, tout juste achevée.

     On verra comment la réalisation concrète d’une pareille invention fut d’une grande complexité à la fois géographique, politique, technique et humaine, et le développement qu’elle connut pendant un demi-siècle dans toute l’Europe.

 




Conférence du 8 février 2025



      C’est avec grand succès que nous avons déjà accueilli Pauline Prévot, en 2023 pour une présentation des sœurs Morisot, et en 2024 pour une promenade avec les peintres de l’Oise de L’Isle-Adam à Pontoise. Nul doute qu’elle nous enchantera encore le 8 février avec Paul Cézanne, à travers les œuvres peintes à Auvers-sur-Oise  et à Pontoise surtout dans les années 1870, grâce à Pissarro que Cézanne considéra longtemps comme son maître.

     Artiste relativement controversé de son vivant, connu pour l’éclectisme de ses sujets : natures mortes, portraits, paysages divers, le peintre aux 900 tableaux est souvent retourné à Aix-en-Provence, où il était né en 1839 et où il est mort en 1906. Mais il a laissé une forte empreinte dans notre région, à une époque où il cherchait encore sa voie, comme il l’a toujours fait, si bien que cet Impressionniste a pu être plus tard considéré comme une figure du Postimpressionnisme, voire du Cubisme, avec même une image à nuancer de « Père de l’art moderne ». Qu’en est-il vraiment ?

 

     Grâce aux œuvres présentées, Pauline Prévot nous aidera à découvrir une part des différentes facettes de ce peintre mondialement connu.




Conférence du 11 janvier 2025



        Arrivée à Jouy-le-Moutier en 1982, Françoise Waro, alors professeur à Pontoise au lycée Pissarro qui n'avait pas encore de nom, était allée, magnétophone et questionnaire en mains, interviewer un groupe de Jocassiens nés à la fin du XIXe siècle et au tout début du XXe.

        A l'aide de la retranscription des cassettes, de cartes postales anciennes, de photos de famille, d'archives écrites diverses, elle s'est efforcée de retracer le cadre de vie avec ses atouts et ses contraintes, les activités économiques, la structure de la société, la rude vie quotidienne, enfin les distractions et les lieux de sociabilité du village, très semblables à ceux des communes voisines.

         La guerre de 1914-1918 allait à bien des égards marquer une rupture durable dans ce monde si différent du nôtre.

 

         Comme d’habitude, notre présidente saura passionner l’auditoire dont une partie revivra avec émotion les récits des grands-parents mais aussi des souvenirs de petite enfance concernant quelques éléments de vie ayant perduré jusque dans les années 1950.