Conférences 2026
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Conférence du 16 mai 2026
Le 10 février 2024, Jean-Marie Lardy nous présentait la trop mal connue cité antique d’Épiais-Rhus-Vallangoujard qu’il pratique depuis plus de 50 ans et en est devenu un des
principaux spécialistes. Ce samedi 16 mai 2026, il nous fournira un éclairage sur un aspect particulier des lieux.
La nécropole du Buisson Saint Jean, à Épiais-Rhus, rassemble un peu plus de 900 évènements funéraires couvrant huit cents ans, du 4e siècle avant notre ère jusqu’à la fin du
4e siècle de notre ère. Les modalités de déposition des corps, les gestes entourant les cérémonies et les objets déposés dans les sépultures témoignent de l’évolution des rituels chez les
Véliocasses de l’indépendance gauloise, jusqu’à ceux des habitants de la période gallo-romaine. Les nombreux mobiliers funéraires nous éclairent aussi sur les modifications du contexte politique,
culturel, social et économique caractérisant le site protohistorique et antique d’un chef-lieu du Vexin.
Cet exposé sera issu de multiples investigations, réflexions, comparaisons et interprétations, dont le débat reste ouvert.
Conférence du 11 avril 2026
La fouille archéologique préventive conduite de juin à novembre 2024 sur le site de la Zac Bossut à Pontoise par le service départemental d’archéologie du Val-d’Oise a permis
de mettre en évidence quatre à cinq phases d’occupation, allant de la Tène ancienne au début de l’époque mérovingienne.
L’occupation romaine s’étend du Haut au Bas Empire et se caractérise par la présence d’une nécropole à inhumation liée à l’agglomération romaine de Brivisara. Cette découverte
est essentielle pour la compréhension de ladite agglomération, présente sur l’itinéraire d’Antonin et la Table de Peutinger, mais dont nous n’avions jusqu’à présent que de très rares témoignages
archéologiques.
C’est ce que Florian Jédrusiak, responsable d’opération antique au SDAVO-UMR7041 (équipe Gamma), et Anna Signoret, anthropologue au SDAVO, nous exposeront le 11 avril, en
s’appuyant sur les trouvailles les plus récentes, tout en nous rappelant préalablement où nous en étions dans la connaissance de notre cité antique.
Conférence du 14 mars 2026
Le 14 mars 2026, certains revivront l’époque de leur jeunesse lointaine, quand ils allaient parfois retrouver des copains, car ce lieu était surtout fréquenté pas les
hommes, pour chanter à tue-tête, chacun dans sa cabine, le plaisir de se laver à grands jets sous l’eau municipale, peu coûteuse, chaude et bienfaisante.
Les Bains-Douches de Pontoise furent créés en 1913 par la Caisse d’Épargne, alors que bon nombre de villes s’efforçaient d’établir des bains publics à peu de frais. Ces
établissements s’inscrivaient dans la nouvelle philosophie « hygiéniste » réhabilitant le corps, le sport et la propreté corporelle, à une époque marquée par la pudibonderie et, il faut bien le
dire, par des soins corporels négligés. Très en retard sur les Britanniques et les Américains du Nord, les Français ne disposaient de « salles de bains » que chez les ménages les plus aisés. En
1963 encore, les deux-tiers des familles n’avaient pas de salle de bain individuelle. Les membres de la famille devaient se laver à tour de rôle dans le lavabo, ou dans des cuvettes et bidets,
avec de l’eau le plus souvent chauffée dans de grandes bassines sur le poêle.
A Pontoise, l’établissement comportait 24 cabines maçonnées dont chacune comportait un compartiment pour le déshabillage et un pour la douche. Aller aux Bains-Douches était
rituel pour certains, surtout pour les ouvriers aux métiers très salissants. Quand l’établissement était fermé au public, d’autres « fêtes » prenaient parfois le relai. Repris par la ville en
1953, l’établissement, de moins en moins fréquenté en raison de la multiplication des salles de bain individuelles, fut désaffecté en 1983. Après leur fermeture, les locaux furent
reconvertis.
Jean-François Dupâquier, avec son talent habituel, nous fera revivre ces époques ignorées des jeunes générations, puisant en grande partie dans les archives municipales et
dans les souvenirs de Carole et Guy De Cock, enfants des derniers concierges-gestionnaires.
Conférence du 14 février 2026
La première traversée de la Seine par les Américains, le 19 août 1944, a été suivie par la difficile Bataille du Vexin, jusqu’au 31 août, qui a permis la Libération de notre région. Comme elle s’est déroulée en même temps que la Libération de Paris, elle est restée longtemps ignorée par les historiens. Elle eut pourtant une importance décisive sur la suite de la guerre. Des recherches récentes sont venues lui redonner toute sa place entre le débarquement de Normandie, en juin 1944, et la Bataille des Ardennes, en décembre 1944.
C’est ce que nous exposera Maurice Martin, professeur d’histoire honoraire et conférencier de l’Université Camille Corot de Mantes-la-Jolie, en s’appuyant sur une documentation en partie inédite.
Conférence du 17 janvier 2026
Lieu de rencontre en Egypte de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe, le canal de Suez a fait l’objet de nombreux projets depuis l’Antiquité et au cours du XIXe siècle, avant que Ferdinand de Lesseps ne s’en empare. Il sut mener à bien le chantier complexe de la construction du canal, malgré la vive opposition turque et britannique.
La réalisation de ce « rêve d’ingénieurs » donna naissance à trois villes dans le désert : Port-Saïd, Ismaïlia et Suez. Elles devinrent rapidement autant d’oasis et de cités-jardins, irriguées par le canal d’eau douce venu du Nil et construit pour subvenir en eau aux besoins du chantier.
Les défis politiques, techniques et commerciaux ayant été relevés à force de ténacité, le canal de 193 km fut inauguré le 17 novembre 1869 par le Khédive d’Egypte Ismaïl Pacha, en présence de l’impératrice Eugénie et des plus hautes personnalités arabes et européennes, après 10 ans de travaux. On ne soupçonnait pas alors que ce canal deviendrait une voie maritime internationale majeure, en constante progression jusqu’à nos jours.
Notre conférencier illustrera d’autant mieux toutes les étapes de cette réalisation qu’il a été président de l’Association du souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez.
